Notre focus Destination coup de coeur : L Archipel des Bijagos

Posté le Mardi 11 octobre 2011

Ce mois-ci, notre Destination « Coup de Coeur » : l Archipel des Bijagos en Guinee Bissau.

S’il existe encore quelques coins immaculés sur notre planète, en voici un : l’Archipel des Bijagos. C’est sans nul doute l’un des plus beaux, des plus sauvages au monde.

Constitué de quatre-vingt-huit îles et îlots, l’archipel se situe dans l’Océan Atlantique, à l’embouchure du Rio Geba, près de la capitale Bissau.

 

 

Loin des grandes routes maritimes et des grandes destinations touristiques, c’est dans l’île d’Orango que le Parc National des Bijagos a été créé pour protéger un équilibre fragile.  Seulement une dizaine de ces îles sont habitées de façon permanente. Inscrit au Patrimoine Naturel de l’UNESCO, ce paradis terrestre a remarquablement su préservé son intimité : la nature a suivi son cours et son évolution dans un parfait équilibre lié à l’Océan et aux tropiques. Une végétation luxuriante, de longues plages de sable blanc, des villages éloignés aux toits de palme nichés dans la mangrove où l’on porte encore le long pagne traditionnel, vous accueillent. L’Archipel abrite le fameux Hippopotame Marin, de nombreuses tortues marines et des dizaines d’espèces d’oiseaux.

 

Au temps pré-colonial les îles Bijagos étaient importantes pour le commerce sur la côte ouest de l’ Afrique et leurs habitants construisirent une grande flotte. En 1535 cela leur permit de mettre en déroute les Portugais lorsqu’ils arrivèrent pour conquérir l’archipel. Chaque île étant politiquement autonome, c’est une par une qu’elles établirent des relations amicales ou non avec les forces européennes en présence, dont les Anglais basés à Bolama, les Français et les Portugais, ces derniers devenant les colonisateurs de la partie coloniale faisant face à l’archipel qui allait devenir la Guinée-Bissau. L’île rebelle de Canhabaque ne fut jamais vraiment soumise. Même si, suite à la dernière guerre de 1936, elle finit par accepter une certaine présence portugaise, mais sans toutefois se considérer comme colonisée.

 

 

Les habitants de l’archipel se disent Bijogos. Ils sont au nombre d’environ 30 000, divisés en ethnies d’origines différentes. Le peuple le plus important d’un point de vue politique et culturel est le peuple Onhaki, originaire du Mali , (se prononce oniaki – anhaki au pluriel) de l’île de Canhabaque (ou île de Conha).

 

 

Dans l’archipel des Bijagos, les villages (Tabanca) sont situés à l’intérieur des terres et non sur la côte.

Les Bijogos sont animistes et ont conservé une grande partie de leur très complexe culture. Chaque île a sa version. Ces différences peuvent rapprocher un peuple de l’archipel avec un autre du continent alors qu’ils vont se considérer comme « éloignés » culturellement d’un autre peuple de l’archipel. Leur monde est peuplé d’Irans (esprits). Les initiations assez dures (le Fanado) sont encore pratiquées par une partie des jeunes pour accéder au statut d’adulte. Elles se déroulent en brousse (dans le « mato« ) et durent de trois à six mois. Ces initiations tendent à disparaître et des classes d’âge entières refusent de s’y soumettre. Cet abandon a pour conséquence la perte des connaissances portés par les anciens.

Les Homi Grande (Homme Grand – ou Femme Grande) encadrent la vie sociale, économique et culturelle du monde Bijogo. Chaque village est autonome, chaque île aussi mais tous se disent descendants de l’un des quatre « clans » d’origine. Le pouvoir des femmes y est important sans pour autant représenter un véritable pouvoir matriarcal. Il faudrait plutôt parler de pouvoir de la lignée matriarcale. On appartient à une lignée matriarcale, à un clan, à un village, puis à une île et pour finir au peuple Bijogo.

 

Proposée uniquement et pour la première fois au catalogue cette année, la croisière se déroule sur le nouveau fleuron de la Compagnie du Ponant : L’AUSTRAL du 29 octobre au 5 novembre.

En savoir plus sur la croisière

Découvrez les photos de  Jean Robert, Reporter Nature du magazine Terre Sauvage

cf Wikipedia

 

Gaétan

 

 

2 commentaires

  • Mon oncle vit là-bas. C’est un émerveillement continuel lorsque j’ai le plaisir de lui rendre visite. Les gens sont accueillant et les mangroves foisonnent d’oiseaux. Je conseille à tous d’y aller au moins une fois dans sa vie, et surtout de respecter cette nature si belle!

  • just great all the best

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