AUSTRAL-19/01/12- Passage du Drake-Cap Horn

Posté le vendredi 20 janvier 2012

par Nicolas Tolstoï

Encore une fois, les cieux ont été cléments pour cette symbolique et mythique excursion sur le Cap Horn. Ce matin la mer est calme et le ciel d’un bleu printanier. Nous prenons les zodiacs pour accoster sur ce rocher historique. Nous débarquons dans une petite crique entourée d’une forêt immergée de kelp géant ; la plage est faite de gros galets glissant de belle taille. D’ici nous empruntons un escalier en bois délavé par les embruns marins qui serpente le long d’une colline pentue recouverte d’une végétation verdoyante et touffue. Les odeurs que dégagent ces plantes sont comme une renaissance pour nous.

En haut de cette île, la passerelle de bois couts dans la prairie jusqu’à un imposant monument en métal rappelant la silhouette élancée d’un albatros en vol que nous avons tant vu et appris à reconnaître durant notre voyage. Une ambiance solennelle se dégage de ce lieu ; mélange d’une terre intensément sauvage imprégnée de la force redoutable de l’océan en furie. Puis nous nous aventurons de nouveau sur le sentier de bois qui chemine jusqu’à une petite chapelle faite de bois, blottie contre un minuscule phare bariolé d’une peinture d’une peinture rouge et blanche. Il y a là une petite échoppe de souvenirs tenue par une famille chilienne. La vue près du promontoire du phare est à couper le souffle. Ce caillou semble flotter sur l’immensité de l’océan atlantique. Pour ajouter une touche de mystère, de gros nuages sombres gorgés de pluie font leur apparition dans ce ciel sans fin. Cela donne un effet dramatique à nos prises de vues. Puis les naturalistes nous expliquent que le vrai rocher mythique du Cap Horn, celui que l’on voit dans les livres et les documentaires télévisés, se trouve un peu plus loin, en arrière plan du monument de l’albatros. Après avoir déambulé et s’être imprégné des lieux un bon moment, nous rebroussons chemin jusqu’à la plage de notre débarquement pour reprendre les zodiacs et nous retrouver tous à bord de L’Austral.

Le commandant nous annonce par haut parleur que pour faire durer encore un peu plus cet instant magique, il va détourner L’Austral de sa route pour naviguer au plus près de cet imposant et fier rocher du Cap Horn de plus de 400 m de haut. A ce moment, des albatros et des cormorans facétieux jouent dans le vent et les turbulences engendrées par notre navire telles des messagers de cette terre austral qui viennent nous dire au revoir. Ce soir ce sera la soirée de clôture de ce voyage à bord de L’Austral et nous ferons route vers Ushuaia ; notre port d’attache. Aucun d’entre nous n’oublierons ces deux semaines de pur bonheur de découverte, de rencontre, d’exploration et même de navigation que nous avons partagé à bord de ce magnifique navire qu’est L’Austral dans cette partie sauvage de notre planète. Les Falklands, la Géorgie du sud, les Shetlands du sud et la péninsule Antarctique resteront à jamais gravés dans nos vies. Nous rentrons heureux retrouver nos proches et leur raconter ce sublime voyage.

 

 

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