Austral – 03 avril 2014 – Sur le fleuve Amazone

Posté le lundi 7 avril 2014

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Par Serge Guiraud

 

Dernier jour sur l’Amazone. Le ciel chargé de nuages se retient de déverser des trombes d’eau. Nous en profitons pour effectuer une dernière sortie d’observation de l’avifaune. Le réveil de la forêt s’effectue dans un concert de sifflements d’insectes, de bruissement d’ailes et de cris d’oiseaux. Le plus perçant est celui des toucans. Perchés sur le sommet du houppier, ils prennent leur envol en quête de leur nourriture. Une activité qui les oblige à de longs déplacements. En vol, leur bec démesuré semble être un handicap. Ils doivent après quelques battements d’ailes planer en baissant la tête afin de vérifier la direction. En revanche, il lui permet d’éviter la concurrence en atteignant des fruits inaccessibles aux autres oiseaux.

Nous croisons un bateau qui fait office de « bus » scolaire. Il transporte les élèves pour une journée de cours qui s’achèvera à midi.

En fin de matinée, Jérôme, notre professeur naturaliste, donne une conférence sur le dimorphisme sexuel chez les animaux. Il explique pourquoi chez telles espèces le mâle et la femelle présentent des différences physiques, chromatiques ainsi que des comportements distincts. Nous croisons Macapa, capitale de l’état de l’Amapa. Les autorités brésiliennes montent à bord pour accomplir les formalités de douanes. Nous atteignons l’embouchure de l’Amazone. Il y a moins de cinq cent ans Francisco de Orellana était le premier navigateur Européen à descendre le Fleuve-mère. Il avait traversé le subcontinent d’ouest en est en pénétrant un univers où tout n’était que découverte. L’Austral a refait une partie du parcours. Certes aujourd’hui, l’Amazonie n’est plus une terra incognita. Toutefois, elle réserve encore quelques secrets qu’elle nous dévoilera si nous lui en laissons le temps.

Dans l’après-midi nous enrichissons nos connaissances en écoutant Marcel parler de la pharmacopée et Raphaël exposer la vie des colibris.

Nous naviguons à présent sur l’Atlantique. Sur cette mer les eaux boueuses de l’Amazone coulent encore sur plusieurs miles au large. Le fleuve brésilien est sorti vainqueur de son affrontement avec l’océan.

 

 

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