AUSTRAL, 4 janvier 2017, Baie des Iles, Nouvelle-Zelande

Posté le vendredi 27 janvier 2017

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Par Serge GUIRAUD

 

Au réveil le spectacle offert par cette première escale en terre néo-zélandaise est spectaculaire. De chaque bord de l’Austral, des falaises marquent un canal dans une baie édentée. Arrivés face à la petite ville de Russel que nous visiterons dans l’après-midi, nous embarquons dans les chaloupes pour se rendre à Waitangi. C’est ici que colons Anglais et chefs Maoris signeront un traité qui sera le premier acte fondateur de la future nation néo-zélandaise. En effet, en acceptant cet accord, les Maoris reconnaissaient la souveraineté de la Couronne britannique en échange du respect des terres traditionnelles. Les Britanniques ne respecteront ni le traité ni les terres provoquant 30 années de guerres avec les Maoris. En 1840, on comptait 100.000 Maoris, un demi siècle plus tard, l’effectif n’était plus que 42.000.

 

De nos jours, la Nouvelle-Zélande est habitée par 4.700.000 personnes. Les Maoris représentent à peine 10 % de la population. Toutefois, la langue maori est avec l’anglais et la langue des signes, la langue officielle. Depuis les années 1960, les Maoris vivent un regain de vitalité culturelle.  Ce dynamisme est si important qu’il a fini par avoir un impact sur tous les aspects de la vie en Nouvelle-Zélande et a engendré un pays biculturel.

 

Face à la grande maison communautaire, lieu de rencontre des hommes en présence des ancêtres représentés par des sculptures en bois, des Maoris nous reçoivent en tenue de cérémonie. Comme l’impose la coutume, il faut d’abord répondre au défi lancé par un guerrier armé d’une taiaha, sorte de lance massue. José, notre Chef d’Expédition, se retrouve seul face à l’imposant Maori. Il doit saisir une fougère placée au sol et la remettre au guerrier tout en le fixant dans les yeux. Ce n’est seulement après «  cet examen de passage  », que nous sommes autorisés à entrer dans la maison pour assister à une série de présentations de danses, de chants et de jeux. La performance culturelle se termine avec le traditionnel haka, rendu mondialement célèbre par son équipe de rugby qui l’exécute avant chaque rencontre.

 

Le haka est le terme générique pour désigner une chorégraphie rituelle des insulaires du Pacifique. En Nouvelle-Zélande, le haka est présent dans tous les évènements importants que se soit pour des fêtes, à l’école, lors des mariages ou rendre hommage aux morts. Autrefois, le haka était exécuté par des guerriers avant de partir à la guerre. Il s’agissait alors d’invoquer les dieux et de prévenir l’ennemi du sort qu’il l’attendait.

 

Lorsque les All Blacks exécutent le haka que se soit le Kama te kama te ou le Kapa o pago, ils tentent de reproduire les mêmes effets c’est-à-dire à appeler à faire preuve de courage et a effrayer les joueurs de l’équipe adversaire. Visiblement cela fonctionne car depuis un siècle les Néo-zélandais dominent la planète rugby.

 

 

 

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