AUSTRAL, 25 fevrier 2017 Malekula, Vanuatu

Posté le lundi 6 mars 2017

MALEKULA (2) MALEKULA (4)

Par Serge GUIRAUD

 

L’île de Malekula, comme toutes celles qui composent l’archipel du Vanuatu, est apparue à une époque géologique relativement récente. Elle doit sa création aux actions combinées de l’activité volcanique sous-marine et aux mouvements des plaques tectoniques. Ici, la nature impose sa force et continue en permanence à façonner le paysage.

 

Dans la baie de Waisisi, les falaises recouvertes de végétation sempervirente tombent directement dans la mer. Ici et là, des langues de sable permettent d’accéder aux villages. La vie semble se dérouler au ralenti. La population partage les journées entre les sorties de pêche et les travaux dans les jardins. L’alimentation de base est l’igname. Ce tubercule joue non seulement un rôle nourricier mais aussi social. Il sert de monnaie d’échange.

 

L’espace social, là où se situe le tambour à fente, est éloigné des habitations domestiques. Il est caché au milieu d’une belle forêt. La place circulaire est délimitée par une série de pierres qui servent à l’abattage des cochons.

 

On nous invite à assister à une cérémonie qui met en scène un mythe fondateur. Nous apprenons que cette population a comme animal totémique une pieuvre et qu’à l’origine les hommes vivaient sous la mer. Les chorégraphies sont rythmées au son de percussions. Les premiers danseurs apparaissent camouflés derrière des masques. Les masques flanqués de deux incisives de cochons incarnent les ancêtres. Ces derniers, certes morts, continuent d’influencer les vivants dans tous les événements de la vie. Seuls les hommes ont le droit de participer à cette cérémonie. Une large ceinture en écorce maintenant des feuilles de bananiers et de fougères ainsi que l’étui pénien couvre une partie du corps.

 

Nous sommes autorisés à visiter le village. On y découvre la technique de fabrication des pirogues, les dessins sur sable et bien sûr la préparation du kava. Quelques-uns d’entre nous goûtent cette boisson à base de racines de poivrier censée avoir des effets relaxants et anxiolytiques.

En fin d’après-midi, le soleil disparait dernière la montagne. Il est temps de rejoindre L’Austral  et d’appareiller pour la prochaine escale, l’île d’Espiritu Santo.

 

 

 

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