AUSTRAL, 10 mars 2017, Jayapura, Sentani, Indonesie

Posté le mardi 28 mars 2017

No-1299 No-1307

Par Serge GUIRAUD

 

 L’Austral mouille face à Jayapura. Les embarcations de pêcheurs indiquent que nous sommes en Indonésie. Or, la ville se situe sur l’île de Nouvelle-Guinée dans sa partie occidentale, terre papoue, occupée durant plusieurs siècles par les Hollandais. Ce n’est qu’en 1962 que ce vaste territoire riche en or et en cuivre devient une province indonésienne (Irian Jaya).

 

A 8 kilomètres à vol d’oiseau le lac Sentani relié autrefois à la mer est habité par une population tribale réputée pour ses maro, buvards d’écorce de mûriers. Jadis, les Sentani pratiquaient une agriculture itinérante, la pêche, la chasse et l’élevage de cochons. De nos jours, nombreuses sont les personnes qui abandonnent ce mode de vie pour chercher un emploi dans la grande agglomération toute proche. D’autres profitent du passage de touristes pour vendre un art qui bien qu’éloigné des pièces produites il y a quelques décennies montrent la capacité de cette population à innover et à créer une dynamique qui leur permet de trouver une place dans un environnement en perpétuelle évolution. Encore une preuve qu’une société n’est jamais achevée et qu’elle est en constante mutation.

 

Sur le quai, un jeune homme a sur son épaule un drôle de pensionnaire. Il s’agit d’un couscous, un petit marsupial de la famille des kangourous. Cet animal à l’activité nocturne est difficile à observer dans la nature. Il se déplace d’arbre en arbre en planant grâce à des membres entre les doigts. Pourvu d’une queue préhensile, le couscous peut se suspendre à une branche pour atteindre sa nourriture. La femelle est en chaleur toute l’année. A sa naissance, le jeune couscous encore en état de fœtus rejoint la poche marsupiale pour y terminer son développement.

 

 

 

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